C’est ce que m’a demandé un collègue ce matin. Non, je ne les ai pas lues, parceque je me suis déjà fait avoir 3 fois. A l’été 2011, l’équivalent de la préhistoire sur la ligne du temps politique, j’avais investi 3 euros dans un exemplaire du projet du PS, que j’avais étudié avec application. Je m’étais ensuite penché sur les propositions de François Hollande à l’aube de la primaire socialiste. Comme beaucoup l’ont noté à l’époque, la ressemblance
avec le projet du PS était finalement assez floue. En troisième lieu, je m’étais amusé des contorsions programmatiques auxquelles s’était livré M. Hollande afin de rassembler sur son nom les voix des sympathisants de ses adversaires malheureux du premier tour, réalisant l’union improbable de Montebourg à Valls, des franges de l’extrême gauche à celles du centre droit. Donc maintenant, je dis non. Je lirai le programme de monsieur Hollande une fois que l’on pourra raisonnablement penser qu’il est définitif. D’ici là, pour ma dose de littérature fantastique en épisodes, je vais relire Harry Potter. C’est tout aussi réaliste, mais bien mieux écrit.

Certes, Van-der-Meersch, avec ses 270 élèves, est un petit lycée, ce qui pose de réelles questions quant à l’efficacité, ou au coût par élève, du budget de fonctionnement et des investissements réalisés. Cependant, avec sa section danse de haut niveau, son sport-études cyclisme, son option langue Arabe, il est à la fois le reflet de l’identité de Roubaix et la manifestation d’une idée-clé du Centre. Affirmer que les besoins sont les mêmes à Van-der-Meersch qu’au Collège de Marcq ou au lycée du Pays de Condé à Condé-sur-l’Escaut, et que donc les lycées peuvent être transformés en gigantesques chaînes de production débitant des produits calibrés au sortir d’un processus de fabrication standardisé est un non-sens. Plutôt que d’opter pour la facilité et fermer les petits lycées, on aimerait que le rectorat et le ministère de l’Education abordent les vrais sujets, entre autres celui du degré d’autonomie des établissements scolaires, et de leur capacité à proposer un projet d’établissement en harmonie avec le bassin de population qu’ils servent.




