Denis Vinckier : « On ne peut pas gérer la démocratie participative de façon confidentielle. »
La Voix du Nord - Edition du jeudi 8 mai 2008
Denis Vinckier : « On ne peut pas gérer la démocratie participative de façon confidentielle. »
Ø Vous qui faites désormais partie de la majorité, pourquoi avoir écrit, début avril, une lettre ouverte au maire ?
« Quand on m’a confié cette mission de conseiller délégué à la démocratie, j’avais déjà des éléments de réflexion.
Les écrire sur mon blog, notamment, est une manière de les poser sur la table et de lancer la discussion, non seulement avec le maire, mais aussi avec la population. On ne peut pas gérer la démocratie participative de façon confidentielle. Et puis des éléments écrits sont davantage porteurs de débat. »
Ø Quelles sont les idées fortes de vos propositions ?
« Pour moi, il faut tout d’abord créer un conseil communal de concertation pour plus de transversalité entre les cinq comités et les élus, notamment.
Je suis aussi pour un collège unique d’habitants. Les trois collèges - citoyens, associations et élus - sont suffisamment rodés et le collège politique est dépassé. Les deux autres collèges peuvent aisément se fondre en un seul. Enfin, j’aimerais qu’un comité d’usagers se mette en place autour de questions ponctuelles et quotidiennes. Comme les lignes de bus, l’usage des équipements publics »
Ø Depuis un mois, quelles ont été les avancées sur ces thèmes ?
« Le maire a repoussé l’élection des comités de quartier à la fin de l’année, ce qui est une bonne chose, cela nous laisse du temps pour réfléchir. On a convenu ensemble qu’on n’allait pas les renouveler pour les renouveler mais en proposant, par exemple, un cadre plus large. Sinon, j’ai senti des réticences par rapport au comité d’usagers. Une réflexion est, en revanche, entamée autour du collège unique. Il y a enfin un débat lancé par les Verts autour du tirage au sort des habitants pour les comités de quartier. On peut peut-être l’expérimenter et voir ce que ça donne. »
Ø On ne vous entend plus lors des conseils communaux
« Ce n’est pas simple. Pour former un groupe il faut être deux. Je suis seul, en électron libre, comme la Verte Marie-Ève Brabant. Mais bon, on verra à l’usage» ?
