Arrêtons la polémique sur les ‘propos du président’

La presse Française (Libération) a laissé entendre que le Président Sarkozy avait été insultant envers M. Zapatero à l’occasion d’une réunion privée. Le Président aurait dit de son homologue qu’il « n’est pas très intelligent ». La presse aime la dérive et ceux qui n’apprécient pas Nicolas Sarkozy s’en donnent à cœur joie. Heureusement que des députés honnêtes replacent les choses dans leur contexte; comme M. François de Rugy:

« Le style de Sarkozy est ce qu’il est, et je m’étonne qu’après deux ans de présidence de la République, certains soient encore surpris. Après tout, de la part des Espagnols, c’est plus logique: ils n’ont pas à le subir, matin, midi et soir à la radio, à la télé et dans les journaux…

Mais, il ne doit pas y avoir d’erreur d’interprétation non plus: il était très clair que Nicolas Sarkozy faisait l’éloge de Zapatero, comme de Gordon Brown ou de Felipe Gonzalez, pour s’en prendre ironiquement aux socialistes français sur le mode: «Ah si seulement vous étiez aussi intelligents que les dirigeants de gauche d’Espagne ou de Grande-Bretagne, vous ne seriez pas battus aux élections… et vous arrêteriez de me critiquer, car eux sont d’accord avec moi! » Lire l’article.

Les journalistes ont le droit, le devoir de nous informer, mais ils ont aussi l’obligation d’être objectifs et de replacer les choses dans leur contexte. Ils ont aussi, et cela se perd, la possibilité d’enquêter avant d’écrire ce qui pourrait provoquer un incident diplomatique grave. Enfin, une réunion privée, ne doit pas se retrouvée au cœur de l’actualité. La personne qui a tenté de mettre à mal le président devrait être rouge de honte et se mettre un peu au vert…

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À propos de Jean-François SOYEZ

La ville, notre pays, nos compatriotes méritent mieux que des belles et souvent mensongères paroles. L'heure est à la démocratie et au respect de toutes les règles permettant d'aller de l'avant plutôt que de pleurer le passé. Ensemble, regardons devant nous et avec honnêteté et modestie reconstruisons la nation en commençant par son socle: nos communes.
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