Balayons devant notre porte

J’avoue (et que celui qui n’a jamais péché me jette la première pierre…) que je regarde se dérouler les processus de primaires du PS et d’EELV avec un certain amusement. Jusqu’à présent, les cadres du PS sont restés relativement paisibles et ont réussi à éviter de s’entre-déchirer, mais il faudrait être bien optimiste ou bien naif pour penser que les bonnes manières dureront jusqu’à l’automne. Quant à EELV, qui vient d’annoncer qu’Eva Joly rate l’élection au premier tour à une soixantaine de voies près, il est clair que tant Hulot que Duflot ou Meirieu vont avoir du mal à faire semblant d’être enthousiastes à l’idée de supporter Joly. Si l’on ajoute les rumeurs de caprices, chantages et autres déchirements au sein de l’UMP à l’occasion du remaniement ministériel, et l’adoubement de Mélenchon par le PC principalement pour cause de manque d’alternative crédible, on pouvait se dire que le centre, voire le Nouveau Centre, était plutot préservé de ces psychodrames et querelles intestines.

Mais voilà, les sénatoriales se profilent à l’horizon, et dans le Nord le risque est de retrouver Valérie Létard en numéro 2 sur une liste UMP, contre Gérard Vignoble et sa liste Nouveau Centre. Individuellement, les deux approches ont du sens. Létard a été élue la dernière fois sur une liste UMP, le NC est objectivement allié à l’UMP, donc pourquoi pas. D’un autre coté, le NC est une formation politique à part entière, qui revendique plus d’indépendance, et qui veut montrer qu’elle existe. Donc, là aussi, pourquoi pas une liste NC.

Comme je l’ai dit, les deux approches, séparément, se défendent. Par contre, il va falloir choisir. J’ai peine à croire que l’on puisse laisser Létard et Vignoble se présenter sur deux listes différentes. La droite peut, objectivement, d’après les projections, gagner 4 sièges sur les 11 mis au vote. Ce serait une défaite pour le NC de ne pas en gagner un des 4. Reste à savoir quelle est la meilleure façon de le faire.

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