Pour éviter l’embouteillage, prenons le même bus

 

Donc, l’Alliance Centriste de Jean Arthuis ne rejoindra pas, pour l’instant, l’ARES. L’indépendance, le positionnement au centre et l’ouverture à tous les centristes, conditions nécessaires à cet engagement, ne seraient pas réunies.

Sans polémiquer sur le positionnement tactique des uns et des autres, regardons la situation de manière pragmatique. La France va mal. Les Français sont divisés, démoralisés, et ne se reconnaissent plus dans une société hors contrôle. Nos responsables politiques se doivent d’être forces de propositions, d’action, d’efficacité. Entre l’échec apparent du Sarkozysme, le flou actuel du socialisme et ses recettes archaïques, le populisme des extrêmes, la nécessité d’une offre différente s’impose.

Les centristes ayant choisi d’appartenir à la majorité actuelle ont conservé des élus au parlement, voire des ministères. Qu’en ont-ils fait? Ou plus précisément, quelle a été leur poids dans l’action gouvernementale?

D’autres ont choisi l’opposition au nom de la liberté de parole et de critiquer. Admirables sentiments mais que pèsent-ils aujourd’hui?

L’heure n’est plus aux positionnements tactiques et aux flatteries d’égos. L’heure est à l’efficacité. Les mouvements centristes ont tous leurs divergences et leurs spécificités. Mais ces différences sont-elles plus grandes que celles au sein du PS, de l’UMP ou d’EELV? Sur les grands enjeux actuels, où est l’impossibilité de s’entendre :

  • Des finances assainies, la progressivité de l’impôt, la TVA sociale, les retraites
  • Le développement durable
  • La sécurité retrouvée
  • L’intégrité de l’État
  • Une Europe politique efficace
  • Une France apaisée, où l’équilibre des chances et l’intégration dans un modèle laïque de société redonnent une véritable cohésion sociale
  • L’éducation, la recherche, l’innovation
  •  Une économie au service de la société et non l’inverse

 Il est possible de dégager un socle commun d’idées et de valeurs sur lesquelles bâtir un programme de gouvernement commun. N’est-ce pas là le plus important?

Le diagnostic est simple. Réunis, les centristes forment une grande famille, progressiste et humaniste, capable de proposer un projet alternatif pour la France, et capable de remporter une élection présidentielle. Divisés, ils ne sont qu’une collection d’égos insignifiants. Alors, effectivement, on peut regarder dans le rétroviseur en se disant que tel ou tel, il fut un temps, nous a déçu. Effectivement, on peut s’accrocher aux 20% d’idées qui nous séparent plutôt qu’aux 80% qui nous rassemblent. Ou on peut mettre son énergie à se rassembler et à gagner la prochaine élection présidentielle. Même rassemblés, nous la perdront peut-être. Les Français nous le pardonneraient. Ils ne nous pardonneront pas de nous entre-déchirer.

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