Dette publique : que le PS prenne ses responsabilités!

On ne peut que se réjouir de l’adoption par le Parlement de la « Règle d’Or » d’équilibre des finances publiques, qui n’entrera cependant en vigueur dans la constitution que si le Président convoque les deux chambres en Congrès où une majorité des 3/5e est requise.

Or le PS a d’ores et déja fait savoir qu’il ne voterait pas la loi en Congrès, pas plus qu’il ne l’a votée à l’Assemblée ou au Sénat.

« Amusez-vous tout seul », a lancé Henri Emmanuelli. « Quand on est à 1.800 milliards de dettes, contre 900 en 2002, on ne vient pas proposer à l’Assemblée nationale des règles pour limiter les déficits. C’est à la limite de la malversation intellectuelle », a-t-il ajouté. Admirables sentiments, d’autant plus qu’Emmanuelli était ministre du budget entre 1983 et 1986, période ou la dette de la France est passée de 145 milliards d’euros à 250 milliards. On rappelle aussi que pendant les années de gouvernement socialiste, la dette est passée de 92 milliards fin 1980 à 250 milliards fin 1986, puis de 281 milliards fin 1987 à 515 milliards fin 1993. Si le gouvernement actuel n’a pas de quoi être fier du chiffre de la dette, le PS peut difficilement s’ériger en donneur de leçons.

Par contre, alors que le gouvernement propose une mesure forte et courageuse, il serait temps que le PS vote dans l’intérêt de la Nation, plutot que pour préparer le chemin à un programme présidentiel non financé.

Le Nouveau Centre appelle à une réunion du Congrès dès l’automne. Cette révision de la constitution est une mesure juste et forte. Mettons le PS devant ses responsabilités.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :