Education : une priorité, vraiment?

L’année s’ouvre sur la confirmation de deux informations très préoccupantes pour l’agglomération de Roubaix. Dans un contexte où l’éducation et la lutte contre la précarité sont des enjeux majeurs, on ne peut que regretter l’annonce de la fermeture du lycée Van-der-Meersch à l’horizon 2014, et la fin du transport en commun gratuit pour les lycéens sur le réseau Transpôle, depuis le 1er janvier.

Certes, Van-der-Meersch, avec ses 270 élèves, est un petit lycée, ce qui pose de réelles questions quant à l’efficacité, ou au coût par élève, du budget de fonctionnement et des investissements réalisés. Cependant, avec sa section danse de haut niveau, son sport-études cyclisme, son option langue Arabe, il est à la fois le reflet de l’identité de Roubaix et la manifestation d’une idée-clé du Centre. Affirmer que les besoins sont les mêmes à Van-der-Meersch qu’au Collège de Marcq ou au lycée du Pays de Condé à Condé-sur-l’Escaut, et que donc les lycées peuvent être transformés en gigantesques chaînes de production débitant des produits calibrés au sortir d’un processus de fabrication standardisé est un non-sens. Plutôt que d’opter pour la facilité et fermer les petits lycées, on aimerait que le rectorat et le ministère de l’Education abordent les vrais sujets, entre autres celui du degré d’autonomie des établissements scolaires, et de leur capacité à proposer un projet d’établissement en harmonie avec le bassin de population qu’ils servent.

Quant au transport des lycéens, nous en avons parlé sur ce blog il y a quelques mois. Certes, la charge additionnelle pour LMCU depuis le transfert de compétences de l’Etat est d’environ 4,4millions d’euros, mais on a du mal à comprendre que cela soit un investissement moins prioritaire que certains des éléphants blancs chers à LMCU et sa présidente.

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