8ème circonscription : tagada, tagada, voilà Salima

On le sait depuis quelques semaines, Salima Saa représentera la majorité présidentielle aux législatives, contre Slimane Tir pour l’alliance EELV/PS, et peut-être, toujours, le sortant Dominique Baert qui n’a pas fait part de ses intentions.

Je ne sais trop que penser de cette configuration.

Tout d’abord, Slimane Tir estime qu’il a tellement peu de points de convergence avec le PS roubaisien qu’il se place dans l’opposition municipale, mais quand même suffisamment de points communs pour porter une candidature commune aux législatives ? Le calcul m’intrigue… Ou plutôt non, le calcul est désespérement transparent, ce qui m’intrigue est la manière dont on tentera de convaincre les Roubaisiens que cette manoeuvre est pour leur bien…

Ensuite, le parachutage de Salima Saa, à la place d’Elisabeth Beaugrand, pourtant choisie par la section locale de l’UMP. Ne connaissant ni l’une, ni l’autre, je me sens d’autant plus libre de commenter. Madame Saa insiste (d’aucuns diront lourdement) sur sa ‘norditude’, en particulier dans cette interview au blog2roubaix.

Ne lui déplaise, Lille n’est pas Roubaix et quelques années à la fac de Lille il y a 20 ans peinent à la faire passer pour la régionale de l’étape. Si un ancrage local est important, Elisabeth Beaugrand est clairement la candidate naturelle.

Mais ceci est peut-être un faux débat. Plus qu’un ancrage local, Roubaix n’a-t-il pas surtout besoin d’un changement radical ? Je veux voir dans ce parachutage d’une des étoiles montantes de la Sarkozie (même si, par les temps qui courent, ce statut est précaire) le signal d’une vraie volonté de prendre les problèmes de Roubaix à bras le corps.  Le premier enjeu est de redonner de l’espoir et de la fierté aux Roubaisiens. Une ville où le taux d’abstention est supérieur à 60% pour les municipales et 50% pour les législatives est une ville où les citoyens pensent que rien, jamais, ne changera, quelle que soit l’équipe en place. C’est inacceptable, mais compréhensible. Nous en reparlerons, mais quand un premier adjoint adoubé maire par le sortant pavoise dans la presse avant même son élection par le conseil municipal, quand un conseil municipal délocalisé est fermé à la presse, quand les élus locaux semblent être plus intéressés par leur siège à Paris, à LMCU, ou au conseil général qu’à leur mandat à Roubaix, l’image de la politique locale ne sort pas grandie.

Alors, si Salima Saa peut donner un coup de pied dans la fourmilière, tant mieux, et bonne chance. Comme le montre cet article de la Voix du Nord, elle est attendue au tournant.

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