La chance immense d’être Roubaisien

J’ai eu la chance de participer au dépouillement hier soir dans un bureau de vote roubaisien. Certains y verront une corvée. Pour moi c’était une grande fierté d’être un minuscule rouage de cette magnifique mécanique démocratique.

Quelles que soient nos sensibilités, de droite, de gauche, ou du centre, et quelles que soient nos réactions au résultat de cette élection, il est utile de rappeler qu’une chose nous rassemble, qui est la chance immense d’être citoyens d’une démocratie où le résultat des élections est acquis de manière transparente. Il y aura, dans les semaines et les mois à venir, d’autres élections, d’autres batailles, tout aussi âpres et tout aussi disputées que celle qui vient de se terminer. Si nous ne perdons pas de vue que l’important n’est pas la carrière politique des uns ou des autres, mais la défense et le rayonnement de certains fondamentaux, alors, au-delà du résultat, nous pourrons tous être fiers d’avoir contribué à écrire une nouvelle page de la démocratie.

Ce qui nous ramène à Roubaix. De nouveau, plus de 30% des inscrits n’ont pas voté. C’est une progression de presque 5% par rapport à 2007. Pire, les votes exprimés sont en recul au deuxième tour de cette élection par rapport au premier (66,7% contre 67,4%). Dans certains bureaux de vote, les suffrages exprimés représentent moins de 60% des inscrits. On peut choisir de coller des rustines sur ce problème par l’intermédiaire du plan anti-abstention. On peut se féliciter de ce score en choisissant une date de référence (au hasard, 2002), et en proclamant que la participation fut meilleure hier qu’elle ne l’avait été alors.

Mais le Centre ne peut se satisfaire de mesurettes. Nous pensons que la situation est suffisamment grave pour proposer des solutions qui touchent au cœur de la vie politique roubaisienne. Nous pensons que la politique, et en particulier la politique locale, est l’affaire de tous les roubaisiens, sans distinction de milieu social ou d’origine ethnique. Nous pensons qu’il est de notre devoir de promouvoir un mode de décision collective, et découvrir un chemin qui associe les talents au lieu de les élever les uns contre les autres. Nous défendons l’idée d’une société de la reconnaissance qui prenne en compte les talents et les mérites de chacun, quels que soit son rang, ses diplômes, ou son affiliation politique. Nous défendons un fonctionnement de la ville qui ne se résigne pas à laisser au bord du chemin les oubliés de la République.

Les prochains jours montreront lesquels de nos candidats aux élections législatives portent un projet de société, et lesquels portent un plan de carrière. Nous prendrons nos responsabilités et soutiendrons les premiers. Ensuite, dans les temps plus calmes qui suivront les élections législatives, nous nous attacherons à bâtir et partager des propositions qui feront prendre conscience à nos concitoyens de la chance immense qu’ils ont d’être Roubaisiens.

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