Magid Hsaini premier dissident déclaré

Les commentateurs avaient prédit, suite aux récentes élections, l’implosion de la droite, l’explosion de l’UMP, un tsunami post-électoral, la fin du paysage politique tel que nous le connaissons. Bien sûr, ce n’est toujours pas exclu, et les semaines et mois à venir verront sans doute des mouvements significatifs tant sur l’aile droite que l’aile gauche de l’UMP.

Au niveau national, l’épisode Nicole Bricq, la sortie d’Alain Vidalies sur la liberté d’expression – mais pas de vote – d’EELV, le psychodrame sur la présidence de la commission Dévelopement Durable de l’assemblée, et enfin le refus d’EELV de voter pour Claude Bartolone à la présidence de l’Assemblée, montrent que c’est surtout le PS qui a du mal à digérer son élection et normaliser ses relations avec son allié encombrant.

Localement, la dissidence de Dominique Baert laisse des traces, puisque le PS vient d’annoncer la dissolution de la section de Wattrelos, avec charge à Christophe d’Hulst, premier adjoint de Baert, de faire le ménage et de remonter une section.

A Roubaix enfin, on apprend que Magid Hsaini, ex-adjoint aux quartiers nord, a décidé de présenter sa candidature aux municipales de 2014. Hsaini est une figure majeure des quartiers nord. Militant associatif, fondateur du club de boxe, infatigable politicien de terrain, tout le monde dans ces quartiers difficiles a eu, un jour, affaire à Magid Hsaini. C’est cette volonté de faire de la politique au contact des gens, et non au contact des appareils, qui lui permet de soutenir Dominique Baert et Francis Vercamer aux législatives : les hommes et leurs bilans comptent plus que les partis et leur cuisine politicienne. La décision d’Hsaini de rompre avec la majorité en place est donc logique. Il serait d’ailleurs étonnant qu’il ne soit pas suivi par certains de ses collègues dans les mois qui viennent, tant les sourires de façade peinent à masquer les dissensions au sein de la majorité municipale.

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