Et maintenant on fait quoi?

Ceux qui attendaient que le rapport de la Cour des Comptes leur fournisse des échappatoires leur permettant d’invoquer d’hypothétiques cachotteries du précédent gouvernement en seront pour leurs frais. La gestion de celui-ci est largement telle que rapportée, et les promesses de campagne de François Hollande sont largement intenables. Ceux à qui on avait promis de faire payer « les autres » vont se rendre compte, très vite, que les autres, c’est eux.

Alors on fait quoi ?

On peut appliquer les vieilles recettes de la politique partisane. On peut se retrancher dans un autisme sectaire considérant que la vérité et la solution ne peuvent provenir que de la gauche voire, parfois, de la gauche de la gauche. On matraque, on rigidifie un peu plus encore le marché du travail, on offre en pâture ces salauds de riches au bon prolo. On a pu voir les prémices de cette politique dans les semaines qui ont suivi l’euphorie de la victoire. Clairement, au PS, le confort de la victoire annoncée n’a pas été propice à la réflexion de fond.

Ou alors, on peut faire du Bayrou sans Bayrou. Autant l’homme est insupportable, autant, je l’ai dit dans le passé, ses analyses sont justes. Une politique qui dressera une partie des Français contre l’autre sera vouée à l’échec. Il n’est ni plus juste, ni plus souhaitable, de dresser les soi-disant pauvres contre les soi-disant riches, que de dresser les français « de souche » contre les immigrés, ou les travailleurs contre les autres.

Le seul moyen de faire face aux énormes difficultés des années à venir est de reconnaître que l’efficacité doit l’emporter sur le dogme, et par conséquent de s’ouvrir tant soit peu vers l’extérieur. Chiche?

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :