Au fond, le fond, ce n’est jamais vraiment le fond

Jean-Christophe Lagarde a parfaitement capturé le zeitgeist centriste, le climat intellectuel dans lequel flottent une grande partie des sympathisants actuellement. Rejettant la pensée unique de tous ceux qui croient urgent de travailler à l’union des Centres, le centre-droit d’abord puis, pourquoi pas, de jeter des passerelles vers le centre-gauche, Lagarde a parfaitement compris que ce que demandent avant tout les militants et électeurs centristes, cette chose qui a si cruellement manqué lors des derniers mois, ce n’est pas la voix forte d’un Centre uni, ni un axe politique clairement différencié de la droite classique, ni la capacité des chefs à laisser leur égo de côté pour œuvrer au bien commun. Non. Ce que tous les militants et sympathisants appellent de leurs vœux, ce qui rendra au Centre la place qui devrait être la sienne, c’est un énième micro-parti.

Arche superflue d’un Noë improbable, le FED, puisque la chose a un nom, servira principalement de réceptacle à l’égo démesuré de son leader autoproclamé. Tel un Einstein des temps modernes, Jean-Christophe Lagarde nous montre qu’à l’instar de l’univers, la médiocrité elle aussi est infinie et s’étend à vitesse exponentielle, et qu’au fond, le fond, ce n’est jamais vraiment le fond.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :