Modem / UDI : c’est pourtant simple, non?

Hier soir se tenait la première réunion départementale du Nouveau Centre depuis la création de l’UDI. Comme je m’y attendais, la réaction de la base militante est unanimement positive, ce qui confirme que seules les querelles d’égo des chefs ont empêché cette unité jusqu’à présent. Mais le passé est le passé, nous assure-t-on, et les égos sont restés dans les tiroirs à l’occasion de la création de l’UDI. Valérie Létard, sénatrice du Nord, est formelle : tous ont conscience que cette chance de réaliser l’union est, probablement, la dernière que nous avons d’empêcher la France de devenir un pays bi-partite.

Jean-Louis Borloo, président de l’UDI (photo AFP)

Plus que sur l’adhésion des militants ou la bonne volonté des chefs, la conversation a surtout porté, on s’en doûte, sur l’attitude à adopter face au Modem. Sur ce point, la ligne est claire, et je la partage entièrement.

François Bayrou a fait un choix : pas d’alliance, ou alliances une fois à gauche, une fois à droite selon le sujet et l’humeur du moment. Soit. C’est son choix, il est clair, et aussi légitime que tout autre. Cependant il ne saurait en rien engager l’UDI.

L’UDI a fait un autre choix, celui de former un parti indépendant, qui a l’ambition très claire de devenir majoritaire ou au moins de peser de son propre poids dans le paysage politique français. Ce parti ne se définit pas par un critère de positionnement géographique par rapport à la gauche ou la droite, mais par son projet politique : l’intégration européenne, l’environnement, l’humanisme, le libéralisme social, etc.

Ceci étant, l’UDI fait aussi un choix d’alliance clair : si une alliance est nécessaire (et seulement si une alliance est nécessaire, il n’est nullement question d’alliance automatique, aveugle et inconditionnelle), elle ne peut se faire qu’avec la droite républicaine.
C’est clair, c’est simple, c’est lisible.

Nous nous réjouissons, a fortiori dans la fédération du Nord, qu’Olivier Henno ait choisi de nous rejoindre. Nous attendons maintenant qu’il montre son attachement à sa nouvelle famille politique par ses prises de position à LMCU.

La ligne est la même pour tous les élus locaux du Modem (dont certains étaient présents hier, ayant rejoint l’UDI ou y réfléchissant) : les portes de l’UDI sont ouvertes à ceux qui accepteront sans ambiguïté son projet politique.

Nous nous réjouirions aussi si François Bayrou faisait la même démarche, mais elle ne peut effectivement se fonder que sur l’acceptation des valeurs de l’UDI. La ligne politique est claire, elle n’est pas négociable, et elle n’est pas la ligne actuelle du Modem. A Bayrou d’en tirer les conséquences, car nous préférons avancer unis à 5 partis que désunis à 6.

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