Racisme anti-Blancs : et si on abordait les vraies questions?

Le racisme anti-Blanc existe-t-il? Bien évidemment, et JF Copé n’est pas le premier à le souligner puisque Najat Vallaud-Belkacem, devenue depuis porte-parole du gouvernement, le soulignait aussi dans son livre ‘Raison de Plus’. Alors, mesdames et messieurs les journalistes, essayistes, commentateurs et élus bien-pensants (mais tendance bisounours quand même), lorsque vous aurez fini de crier haro sur le baudet, lisez ce qu’a écrit Jean-François Copé :

« Un ‘racisme anti-Blanc’ se développe dans les quartiers de nos villes où des individus – dont certains ont la nationalité française – méprisent des Français qualifiés de ‘gaulois’, au prétexte qu’ils n’ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu’eux. »

Et comparez-le à ce qu’écrivit madame Vallaud-Belkacem :

« Il n’y a plus guère d’ailleurs qu’Éric Zemmour, ‘rigolard populiste’, pour parler encore de race, comme s’il y avait besoin de cela pour dénoncer le racisme anti-Blanc dont chacun peut convenir sans mal ni complaisance qu’il existe et qu’il est aussi condamnable et stupide que tout autre».

Outre le fait que la porte-parole du gouvernement ne s’embarrasse pas de guillemets autour de l’expression ‘racisme anti-Blanc’, je pense que l’on peut convenir d’appeler ça un match nul.

Ce qui est grave, ce n’est pas tant que les uns ou les autres fassent preuve soit d’une phénoménale mauvaise foi, soit d’une abjecte crétinerie, suivant que leur indignation soit feinte ou sincère, mais qu’en niant que le problème existe, ils refusent de se donner les moyens de le résoudre.

Roubaix en est un excellent exemple. Ce racisme anti-Blanc existe-t-il dans quelques quartiers, chez une minorité de la population ? Assurément oui, au même titre qu’il existe aussi, dans d’autres quartiers ou chez d’autres minorités, un racisme anti-Arabe, anti-Rom, anti-gros ou anti-pauvres (oui, je sais que les gros ou les pauvres ne sont pas une race, merci de ne pas caillasser ma voiture pour ça). Pour autant, serait-il légitime de bâtir une politique de la ville prenant ce racisme comme pierre angulaire ? Certainement non, et c’est là que je ne peux suivre la ligne de Jean-François Copé. On ne peut utiliser un épiphénomène pour dresser les gens les uns contre les autres, désigner des boucs-émissaires et attiser un sentiment de rejet d’une partie de la population par une autre, et en faire l’alpha et l’oméga d’une politique.

Qu’il faille éradiquer le racisme, dans toutes ses manifestations, c’est certain, mais plutôt que de s’attaquer aux symptômes, attaquons-nous aux causes. A Roubaix comme ailleurs, cela doit se faire par le biais des politiques d’intégration, d’éducation, d’emploi et enfin, en bout de chaîne, de sécurité.

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