Soutien à la grève des enseignants du mardi 12 février

Mes enfants cumulent pour l’instant, à eux deux, 9 ans de scolarité en primaire et maternelle. J’ai l’énorme chance de dépendre d’écoles avec des équipes pédagogiques fantastiques : compétentes, impliquées, soucieuses du bien-être et du développement des enfants, et à l’écoute des parents. En conséquence, durant ces 9 ans cumulés, les écoles n’ont jamais fermé pour cause de grève, et le taux de grévistes est habituellement extrêmement bas. Mais pas mardi prochain. La semaine prochaine, les écoles fermeront, et l’immense majorité des enseignants seront en grève.

Afin d’expliquer cette situation, les parents ont reçu une lettre de l’équipe pédagogique de maternelle, que je reproduis ci-dessous. Elle explique, mieux que je pourrais le faire, les raisons de cette grève.

 grève

Il va sans dire que je soutiens entièrement les enseignants qui feront grève. Cette réforme, bien que nécessaire, est mal conçue, mal préparée, mal appliquée. Comme le relèvent les enseignants, elle rompt avec le principe d’égalité devant l’école. Et à Roubaix en particulier, on ne sait toujours rien de la manière dont le temps périscolaire sera aménagé, et de la facture pour la ville comme pour les parents.

Comme moi, beaucoup de parents ont reçu ces derniers jours le magazine municipal Education Plurielle, présentant le Projet Educatif Global de la Ville. Il illustre à merveille le fossé entre les paroles et les actes.

Publicités

2 Commentaires

  1. J’entends et je comprends les peurs. Mais le système me parait trop ankylosé pour pouvoir évoluer en douceur. Attendre c’est compromettre l’avenir des centaines de milliers d’enfants par des rythmes d’apprentissage qui ne vont pas. Et en plus ce sujet n’est que le début, c’est toute une vision de la pédagogie et de l’accompagnement des enfants qui est à revoir. Alors je préfère une méthode qui « dynamite » pour ensuite reconstruire. J’ai confiance dans notre capacité à reconstruire un système juste et plus adapté.

  2. Grégory Wanlin

    Merci pour ton commentaire Cyril.

    Je suis habituellement prompt à dénoncer les demi-mesures, les réformettes et le manque de courage politique. Je pense comme toi que les réformes d’envergure, et ceci en est une, doivent se faire sous forme de « big bang » qui « dynamite », comme tu le dis, le système précédent, sous peine de s’enliser et d’accoucher d’une souris. Cependant, sur un sujet donné, tu n’as droit qu’à un « big bang » : si tu te plantes, tu tues le sujet pour les 10 ou 20 ans qui suivent. Il est donc important que la réforme soit pensée en profondeur, préparée, expliquée, afin qu’elle ait une chance de réussir.

    Sur le point qui nous intéresse, on veut faire passer au pas de charge un tiers de réforme, qui concerne seulement les rythmes scolaires (et encore, en laissant de côté le sujet de la durée de l’année scolaire), et pas le contenu ni la méthode des enseignements, et dont le financement, au moins localement, est toujours opaque.

    Je préférerais qu’on s’applique ce qu’on se tue à apprendre à nos enfants : prendre le temps de faire le travail proprement, et correctement, du premier coup, plutôt que de torcher un truc rapidement et devoir recommencer ensuite, en perdant finalement du temps. La politique, c’est aussi montrer l’exemple 🙂

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :